Une semaine pour reprendre confiance en soi et en l’avenir – Jour 2 Relations sociales

Je m’aperçois qu’au train actuel, ma série « une semaine pour reprendre confiance en soi et en l’avenir » risque de former un article vraiment très gros, et ce même si le premier jour était évidemment le plus dense compte tenu des enjeux. Je choisis donc de diviser mon article en jours.

Avant toute entrée en matière du sujet du jour, je vous présente mon nouveau plan de la semaine qui découle tout simplement des axes établis en J0 et en J1 :

  • J1 (lundi) : image du Monde, passé, présent, avenir, ma mission et mes objectifs
  • J2 (mardi) : relations sociales
  • J3 (mercredi) : le travail, carrière
  • J4 (jeudi) : bien-être et administration, harmonie
  • J5 (vendredi) : synthèse, remotivation et finalisation du tableau

Suite à ce que j’ai dit le premier jour, j’ai identifié un grand axe de développement prioritaire : les relations sociales. Pourquoi ? Pour mener ma mission à bien, mais pas seulement évidemment…  Allons y !

J2 (Mardi 5 février 2019) – Les relations sociales

J’ai en fait abordé le thème de cette journée dans la nuit qui a suivi l' »atelier » à proprement parler. En train de regarder la série 13 Reasons Why, notamment sa saison 2, je me suis laissé aller à une espèce d’expérience. Comme le héros Clay, je me suis mis à parler à une fille qui a « récemment » (un an en fait…) été l’objet de mes pensées et d’une malencontreuse aventure ratée avant même d’avoir commencé. Sans rentrer dans les détails, comme l’héroïne Hannah, je me sentais seul, ce qui m’a poussé à me plonger dans un jeu de séduction sur lequel je me suis brûlé les ailes. Rien de bien grave ou de bien méchant pour les deux parties, je vous rassure, mais beaucoup pour moi qui à cette époque jouais beaucoup de choses sur ce genre de relations, étant perdu dans ma vie (d’où cette « semaine pour reprendre confiance »). Cette expérience était un peu « bizarre » dans le sens où j’ai recopié un artifice de mise en scène d’une série dans mes pensées. Et aussi étrange que cela puisse paraître, cela m’a grandement aidé à exorciser mes démons et à me sentir mieux. De fait, quand je commençais à écrire sur ce sujet avant de dormir, pour introduire, je sentais presque des larmes ! Plus là ! J’ai fait la même chose avec une lettre mentale à une fille avec qui ça s’est très mal passé, suite à une relation longue distance. J »ai coupé les ponts avec elle mentalement et me suis rendu compte qu’elle n’avait pas fait preuve d’humanité.

Le lendemain, je me sentais mieux. J’ai d’ailleurs démarré assez tard cette séance, à 15 H plus précisément mais je ne regrette rien puisque ce temps était nécessaire. Et puis, discuter sur des forums n’est-il pas un exercice ? J’ai également discuté avec mon infirmière qui a été très surprise d’apprendre que je n’étais pas un lycéen mais un homme de 28 ans. Là encore, j’ai constaté les bienfaits du donnant/donnant, en faisant de tous petits efforts dans sa vie sociale, juste un peu, on amène de grands changements….

Passons à la méthode proprement dite. Si comme moi vous vous intéressez à ce sujet, il se peut et il est probable que vous entreteniez des griefs amoureux ou amicaux. Dans mon cas, il y en avait deux. Appelons ces filles Clémentine et Prune pour rester dans les couleurs guillerettes du printemps en cet hiver douloureux.

1) Exorciser ses démons (dans mon cas « 1) Mes deux démons -Clémentine et Prune »)

Commencez donc par exorciser vos griefs. Les miens étaient amoureux mais sociaux au sens larges, les vôtres peuvent être n’importe quoi. En général, vous connaissez ces griefs, les plus importants. Pas celui contre Thomas qui ne vous a pas dit bonjour hier mais une grande aventure (de votre point de vue) qui a mal tourné : votre grande amitié avec Laeticia, votre rupture avec vos parents, etc.

Exorcisez, littéralement. Ecrivez une lettre directement, du moins un texte (pas besoin de formalisme). Parlez à l’image « Clémentine, je t’en veux. Oui plutôt, je me suis rendu compte de ce que tu représentais. En réalité, tu ne mérites pas vraiment tous cas tracas… […] », notez ensuite ce que vous voulez exorciser sur un papier et brûlez le. Dans mon cas, j’ai brûlé « Clémentine » et « Aventure Prune 2017 ».  Je n’ai pas brûlé « Prune » parce qu’elle n’a pas vraiment fait partie de ma vie et elle fait partie de mon environnement, c’est un grief périodique, ensuite je m’en fous. Je ne juge pas, je ne sais pas. Par contre, je me débarrasse de Clémentine, je tourne la page.

Après cet exorcisme, je me suis senti beaucoup mieux. Je sentais que je passais de la réactivité à la proactivité. (j’ai lu cela quelque part sur un autre sujet et c’était très juste, désolé pour la source je n’ai pas très envie de faire l’effort de la retrouver et puis seul ce passage comptait dans mon cas).

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Après cet exorcisme, je me suis posé et je me suis demandé maintenant comment améliorer mes relations sociales. Mais surtout comment identifier et régler mon « problème ». Je me suis alors rendu compte qu’il y avait deux versants des relations sociales… :

  • Le regard que l’on porte – Sur soi, sur les autres, sur la communication/les relations en elles-même
  • La communication à proprement parler – Les techniques, codes, etc.

…et que dans mon cas le problème venait du premier item. Et d’ailleurs c’est vraiment le premier item qui est fondamental. Parce que j’avais – et vous peut-être – mis trop d’enjeux dans les relations sociales à force d’être jugé par mes parents, par les professeurs. Chaque situation était un combat.

2) Le regard – sur moi, sur les autres, sur la socialisation en elle-même

En effet, la communication est la plupart du temps un fluide naturel qui coule entre les êtres, qui émanent des énergies qui les traversent. Je parle à untel parce qu’une énergie m’y pousse, je m’investis car une énergie m’y pousse.

De ce point de vue, commencez par vous demander où vous vous situez par rapport à cela. Est-ce que la « timidité » comme « maladie » est l’unique origine de votre sentiment d’inaptitude ? Dans mon cas, je me suis rendu compte que si je ne poussait pas très loin les relations, c’est que je n’en avais pas l’énergie. Comment faire la différence entre une timidité seule et une absence d’énergie de volonté ? Si vous avez l’énergie tout en étant timide, vous imaginez comment vous seriez ami avec X, à quelle soirée vous iriez. Vous avez envie mais n’osez pas. Dans mon cas, je n’y pense même pas ! Je prends mes relations comme elles viennent. J’imagine parler, oui, mais dans mes énergies propres.

On arrive alors à la prochaine question

a) Pourquoi je communique ?

Demandez-vous quelles raisons personnelles vous poussent à communiquer. Dans mon cas :

  • la nécessité : obtenir des informations, faire valoir mes droits, acheter, etc.
  • le partage d’idées : échanger sur un livre, un concept, confronter une vision pour la faire grandir
  • le secours : aider une personne qui galère, est perdue, ne sait pas faire, subit
  • l’attention : mettre en lumière une personne, la faire se sentir bien

Ces quatre items étant à double sens (en théorie, après on peu moins donner et plus recevoir ou inversement selon les cas).

En tous cas, voilà pourquoi je communique. J’ai ensuite un peu brainstormé. Par exemple sur l’attention, je me suis rendu compte qu’en donnant de l’attention, un peu, on en recevait en retour. Donc plutôt que d’attendre, je devrais déjà donner. Je le faisais, mais peu ou hors de mon énergie authentique. Si j’éclaire, l’autre sera éclairé et je serai éclairé en retour. Je me suis souvenu d’une fille en soirée et d’une interaction magique à ce propos.

Je me suis dit aussi « et tu ne séduis pas ? ». Eh bien non, je ne séduis pas par la communication mais par les gestes, par le regard, physiquement. L’autre partie de la séduction étant finalement une harmonie d’âmes qui rentrait dans les autres catégories. On se plaît parce que l’on se séduit physiquement mais aussi par la personne, les secours, l’attention.

Renversons maintenant la question pour déterminer en QUOI vous seriez inapte socialement. Pour quelles raisons vous ne communiqueriez pas ?

b) Pourquoi je communique pas ?

Dans mon cas :

  • pour me sentir soutenu : je n’en ai pas besoin, vraiment, la meilleure manière de m’aider est de me laisser vers vers toi poser une question « comment faire ? »)
  • pour remplir l’espace : je n’aime pas parler pour parler, je ne dédaigne pas ce besoin/ce goût mais ce n’est pas mon cas
  • pour m’affirmer : quand je parle, je suis détaché de mon discours. Mes valeurs sont dedans mais je ne jette pas mon égo dans mon texte. Et d’ailleurs je ne te juge pas non plus toi. Pour m’affirmer, pour sentir ma valeur, je juge mes actes et leur valeur.

Discutez un peu de cela, éventuellement cherchez à vous demander comment vous comblez ces besoins.

c) Mon regard sur les autres

N’oubliez pas le sujet principal : les relations sociales et votre aptitude/sentiment d’inaptitude dans ce domaine. Comment voyez-vous les personnes et qui explique vos penchants sociaux ?

Dans mon cas, je me suis rendu compte qu’une personne était pour moi un ensemble de discussions passées (pas très loin, je suis rarement attaché au passé) et une atmosphère/une idée qu’elles représentent. Il n’y a pas forcément chez moi un attachement « émotionnel » à X ou Y et je n’éprouve pas le besoin de revenir vers quelqu’un, de former un groupe sécurisant.

Cela ne veut pas dire que je n’ai pas de rapports réguliers et que je n’en veux pas, mais mon aspiration est plutôt de connaître et vivre un camaïeu de personnes/d’expériences sociales. Je me vois plutôt dans un mode de socialisation de papillonage mais sans l’hyper-socialisation que l’on attache en général à ce terme. C’est plus un mode de socialisation que son intensité, un papillon qui butine peu mais qui butine et ne se fixe pas.

Demandez-vous ensuite si vous avez raison, s’il n’existe pas un compromis. Comment gérer cette différence qui vous fait un peu mal visiblement ? Dans mon cas, je me suis fait la promesse d’au moins maintenir mes relations de gens qui viennent vers moi. Plutôt que de fermer par peur d’attentes d’investissement, au moins faire l’effort d’au moins maintenir (si ce n’est un peu améliorer). Bien sûr de gens avec qui j’ai envie de parler, mais ne surtout pas fermer. J’ai souvent fermé et donc fait péricliter des relations cordiales voire chaleureuses par fermeture progressive. Parce que j’étais persuadé que les gens voulaient absolument que vous rejoigniez un groupe, que passé un certain investissement il fallait « être de la bande » ou être rejeté.

d) Mon regard sur la socialisation

Ce point est un peu lié au point précédent et en est l’aboutissement. Confrontez ce que vous croyez émaner des personnes tierces à la réalité.

Dans mon cas, je me suis dit que je n’avais pas tout à fait tort vu ce que j’avais observé. Les gens sont souvent en groupe, se désintéressent de ce qui vient du dehors. Mais était-ce vrai ? Et même si c’était vrai, est-ce que cela veut dire qu’il n’y a pas de place pour les outsiders et qu’ils étaient rejetés ?

Dans mon cas, je me suis dit humblement que je n’avais pas assez d’expérience pour répondre. Une expérience positive seulement de vrai papillonage social mais aussi une ségrégation au collège du fait de mon rejet du modèle du « grand groupe collé ».

Quelle est ma résolution ? Demander. Que pensez-vous des « papillons sociaux » ? Des gens qui viennent périodiquement vous parler et passent de groupe en groupe sans se fixer ? Des « sociaux solitaires » ? J’ai lu de certains que c’était des narcissiques, je ne me sens pas l’être. Je vois juste de la valeur chez tous, pourquoi se fermer dans son groupe, sa cellule ?

e) Mon regard sur moi – Légitimité sociale, suis-je inapte ?

Le sujet était délicat chez moi. Il doit aussi l’être chez vous. Là encore, vous pouvez exorciser. Pour ma part, j’ai exorcisé le « ne sois pas autiste », « tu es autiste ». Et je me suis juré de ne plus jamais me laisser dire cela et de défendre ma vision.

Comme pour le monde, jugez-vous honnêtement. Dans mon cas, je sais communiquer, pas sur le plan émotionnel mais je le sais. Même si à chaque fois je me sens un petit enfant illégitime. Mais j’ai exorcisé, je n’ai rien à prouver, mon énergie est la seule légitimité de mes paroles.

Certes ce qui demande de la proactivité c’est d’initier un dialogue, mais là encore cela part d’une énergie. Remotivez-vous, évaluez objectivement, exorcisez.

3) La communication – Objectifs de socialisation

Comme je vous l’ai déjà dit, je pense que le plus important est le regard sur les choses. A moins que ce point soit déjà à peu près comblé.

Mais si vous en êtes là, il est probable que non. Or, je me suis dit que je n’allais pas commencer à m’imposer des choses alors que je n’ai pas commencé ! Je sais communiquer comme un être humain, inutile de me demander quelle longueur doit faire ma foulée si je débute le jogging.

Je me suis donc posé quelques bottes et missions notamment en lien avec la partie sur le « regard » et mes quatre principes :

  • la focalisation : rester dans la situation, pas la fuir mentalement
  • maintenir au moins les relations (qui sont positives pour moi)  : faire l’ffort au moins de ne pas fermer et de garder la « flamme » avec les gens qui viennent vers moi
  • me regarder dans le miroir régulièrement : pour restaure mon estime de moi, jouer avec moi
  • combattre l’idée d' »autisme social » : auprès des autres et auprès de moi
  • me remémorer mes quatre raisons de socialiser : et les assumer, les utiliser comme justification/motivation si besoin
  • éprouver mon modèle de socialisation : non prioritaire, commencer par demander
  • écouter ses énergies : suivre ses énergies dans les relations plutôt que des impératifs
  • lister et gardes mes petites techniques : tout le monde en a, il n’y a pas de honte à ça. Observer, etc.
  • m’occuper mon bien-être : mais ce sera le sujet du jour 4 (jeudi) 😉

Le dernier point est important car je me suis rendu compte que le bien-être au sens physique jouait aussi sur ses énergies donc sur ses relations.

4) Atelier BONUS – Pourquoi tu es cool Ansoud ?

J’ai ajouté in extremis ce sujet (j’allais arrêter là) suite à une réflexion hier très rapide. Je me suis dit qu’au fond je ne me sentais jamasi vraiment assez cool. En tous cas je l’avais senti avant mais plus avant.

Comment faire alors ? Se dire en quoi on était cool.

Je suis vraiment désolé pour l’auteur de ce post en anglais que je ne retrouve plus (Quora ?) suite à une demande d’un jeune asiatique américain mais voici sa méthode :

  1. Dire ce que pour vous est un mec cool
  2. Imaginer ce que le pire mec (selon vous) pourrait penser ce qu’est un mec cool

J’ai fiat les deux en un.

Je garde le texte ne entier pour moi (pas pour vous cacher mes sentiments masi parce qu’il est 19H15 et que je fatigue :p ) mais je me suis comparé à ce tableau. Et j’avais déjà ces traits, pas tous mais c’est la personne que je peux devenir et que je suis quand j’ai confiance en moi. Un mec qui voit la valeur partout, qui ne se prend pas la tête avec sa petite vie de merde et ses petits repères. Une personne qui est au dessus de ses petits tracas, qui n’est pas cantonné à son groupe, etc.

C’était un dernier coup de boost. Vous êtes cool ou vous allez le devenir, l’opinion de la « coolitude » standard importe peu. Vous êtes cool car vous êtes ce que vous pensez être « cool ».

A demain pour le sujet sur le travail !

Epilogue

Je suis sortir dehors ensuite et je me suis bien senti avec les gens, je les ai vus. J’avais peur d’eux, je les voyais comme des gens, des êtres ouverts, qui vivaient leur vie. Plus besoin de forcer, plus besoin de fuir…

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